La médecine intégrative

L'approche médicale actuelle cible souvent la maladie et oublie la santé. 

Une limitation actuelle de la médecine conventionnelle est son organisation en systèmes physiologiques séparés et une approche par conséquent fragmentée de la thérapeutique. 

Autre limitation, la médecine conventionnelle traite la maladie après qu'elle apparaisse. En conséquence, peu d'attention est accordée à la prévention de la maladie et les maladies chroniques sont traitées avec polypharmacie (la prise durable par le même patient de quatre à six médicaments ou plus)


La médecine intégrative, qui comprend à la fois la médecine conventionnelle et la médecine alternative, permette une compréhension plus approfondie de la physiologie de base de la santé et de la maladie.


En Europe, l’origine de cette discipline remonte à Hippocrate, qui pensait que la thérapie devait regrouper toutes les habitudes de la vie humaine. C’est la naissance même de la médecine. Cependant, elle s’est progressivement éloignée de cette vision holistique, jusqu’à sa réapparition aux États-Unis dans les années 1990. Même si elle est encore peu développée en France, elle est sans doute la médecine de demain.


La médecine intégrative s’appuie sur les principes fondamentaux suivants:

  • Elle intègre les meilleurs soins de la médecine conventionnelle et ceux des approches complémentaires
  • Elle repose sur des données probantes quant à l’efficacité et à l’innocuité des méthodes proposées
  • Elle s’attarde à la prévention et au maintien de la santé en s’intéressant aux différentes facettes du mode de vie : alimentation, activité physique, gestion du stress et bien-être émotionnel
  • Elle considère le patient comme un être unique et entier, dans ses dimensions sociales, psychologiques, spirituelles et communautaires autant que biologiques et corporelles
  • Elle considère que le patient est un acteur important dans la gestion de sa santé et des soins qu’il reçoit
  • Elle met l’accent sur la relation thérapeutique
  • Elle se préoccupe du soulagement et du soutien autant que de la guérison
  • Elle s’attarde à la recherche et à la compréhension des processus de santé et de guérison ainsi qu’aux moyens de faciliter ces derniers
  • Elle encourage la compréhension de la culture du patient et de ses croyances pour favoriser la guérison
  • Elle recherche et enlève les barrières qui peuvent bloquer la réponse innée de guérison du corps
  • Elle emploie des interventions simples et naturelles avant de passer à celles qui sont plus coûteuses et interventionnistes
  • Elle voit la compassion comme toujours utile, même lorsque d’autres avenues ne le sont pas
  • Elle accepte que la santé et la guérison soient propres à chacun et puissent différer chez deux personnes atteintes de la même maladie
  • Elle encourage les soignants à explorer leur propre équilibre de santé, ce qui leur permettra de mieux intervenir en ce sens auprès de leurs patients
  • Elle exige des fournisseurs de soins qu’ils agissent en tant qu’éducateurs, modèles de rôle et mentors pour leurs patients
  • Elle encourage le travail de collaboration, non seulement avec le patient, mais aussi avec une équipe interdisciplinaire pour améliorer la prestation des soins



La roue de la santé

Trois cercles complémentaires autour de l'individu ("vous"):  les soins apportés par les professionnels (en bleu), les soins prodigués par l'individu lui-même (en vert) et l'état de veille permanent visant à maintenir le bien-être (en jaune).